PRIVATOPIA

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Présentation du projet Depuis 2007, sous la direction d’Elisabeth Dorier, des géographes d’Aix-Marseille Université explorent la fragmentation urbaine à Marseille en y cartographiant la dégradation du centre et l’emprise croissante des «résidences fermées sécurisées»périphériques.

« Privatopia » est un enjeu mondial. Le terme, inventé par le politiste Mc Kenzie pour le contexte nord américain, qualifie l’utopie (ou la dystopie) du gouvernement privé des villes : le rêve d’un monde urbain produit, organisé et rentabilisé par des investisseurs pour une société de copropriétaires et de clients de services payants, face au retrait de l’action publique. Aux antipodes du concept de “droit à la ville” ou d’”espaces publics”, Privatopia définit des cadres de vie urbains sélectifs et « sur mesure», en rupture avec le principe d’égalité des territoires. L’accès à la qualité de vie, à la nature, à des espaces de jeux pour enfants, la possibilité même de se déplacer à pied de sa résidence à des équipements y sont proportionnels aux moyens financiers de chacun. Le résultat est une ville de plus en plus fragmentée socialement, spatialement et politiquement.

La forte multiplication des « résidences fermées sécurisées » est une tendance observée dans les villes européennes et françaises, après celles d’Amérique latine, des USA, d’Afrique du sud etc. En France, elle a surtout été repérée et analysée en contextes péri-urbains (Ile de France, Côte d’Azur, banlieues de Toulouse et Montpellier). Partout où elle se développe, cette tendance est attribuée aux inquiétudes des habitants pour la sûreté, ou leur qualité de vie, ainsi qu’à des replis sociaux, thèmes récurrents dans les médias et discours politiques. Elle est aussi liée au rôle d’une “offre” portée par les majors de l’immobilier. Mais elle est également soutenue indirectement, dans le contexte néolibéral, par des pouvoirs publics qui se déchargent ainsi de l’aménagement et de la gestion d’espaces de proximité. Comment expliquer l’effervescence particulière et les logiques de diffusion de ces fermetures à Marseille ? Quels sont leurs impacts ? Comment l’étalement et les formes résidentielles centrifuges s’articulent elles avec les inégalités sociales ?
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